Par Joie Des Mots
Originairement, la pègue, c'était de la glu, de la colle, de la résine collante, de la poix.
On comprend l'idée générale ... Sinon, on pourrait dire que "as la teste (le teston) dins oun bouiou de pègue", que tu as la tête dans un bouillon de poix, autrement dit, que tu as le
cerveau ... un peu ralenti !
Naturellement, le nom pègue a donné le verbe péguer qui signifie coller "Tu as touché au miel, toi, tu as les mains qui pèguent !", et l'adjectif
pégueux "Va te laver, tu es tout pégueux !".
Les glissements de sens sont nombreux.
Être empégué en a déjà deux différents. On peut être empégué dans le sens qu'on a des ennuis. "Avec son divorce, il est empégué avec son ex dans une sale
affaire." Mais aussi "A force de rouler trop vite, il s'est fait empéguer sur la Croisette par les flics !"
S'empéguer a aussi deux sens différents. Cela peut vouloir dire se saouler. "A chaque fois qu'il sort avec ses potes, ils s'empèguent comme des ânes."
Et aussi, cela peut signifier s'engueuler "un peu vivement",
avoir des embrouilles. "Ecoute-moi ces cris, ils sont encore en train de s'empéguer."
Dépéguer va naturellement reprendre les deux sens de s'empéguer. Dessaouler et se tirer d'affaire.
"Il lui a fallu toute la journée pour se dépéguer, tellement il avait picolé !"
"Il a eu de la chance de se dépéguer de son patron, crois-moi."
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