Par Joie Des Mots
Bruno Retailleau était ce vendredi en Italie pour participer au G7 des ministres de l’Intérieur. Il a rencontré son homologue italien, Matteo Piantedosi pour lui proposer de créer une “unité opérationnelle de recherche” (URO) commune avec l’Italie. Il a également rencontré le ministre allemand de l’Intérieur et échangé avec lui sur la fermeture des frontières que vient de décider le chancelier socialiste Olaf Scholtz. Une rencontre est prévue avec le ministre espagnol en début de semaine prochaine afin d’envisager les solutions à la forte pression migratoire que connaît l’Espagne depuis quelques mois.
L’URO sera opérationnelle en 2025, rattachée à l’office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) et sera basée à Vintimille, lieu de transit des migrants clandestins venant des Balkans. Elle sera composée de forces de l’ordre des deux pays, des enquêteurs spécialisés dans la lutte contre l’immigration clandestine. L’objectif sera de mieux identifier les migrants et les réseaux des passeurs. Cette URO sera aussi chargée d’améliorer le recueil et l’analyse des données issues du renseignement criminel.
Le ministre de l’Intérieur entend s’inspirer de l’expérience de Giorgia Meloni en matière de lutte contre l’immigration clandestine, qui affiche une baisse de 65% sur les huit premiers mois de l’année, par rapport à la même période en 2023. À l’inverse, dans le même temps, la pression migratoire s’est déportée en Espagne, avec une hausse de 63% d’entrées clandestines. “La frontière espagnole est une passoire“, s’alarme-t-on Place Beauvau. Venant d’Espagne ou d’Italie, une grande partie des migrants passent en France.
https://ripostelaique.com/immigration-retailleau-dans-bon-sens-mais-bien-seul-au-gouvernement.html

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