Par Joie Des Mots
Puisqu’il est maintenant confirmé que pas même une délégation russe ne sera conviée aux commémorations du Débarquement le 6 juin prochain, mais que, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les ennemis d’hier y seront reçus comme des rois – dont l’Ukraine et l’Allemagne, cette dernière n’ayant pas été invitée par François Mitterrand pour le 50e anniversaire du Débarquement en 1994, à juste titre –, je me demande si nous ne pourrions pas aller encore plus loin dans l’infamie.
En effet, le 27 janvier prochain, nous « fêterons » la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau par les soldats de l’Armée rouge qui, tout aguerris qu’ils étaient, furent, selon plusieurs témoignages, effarés parce qu’ils y découvrirent, même si la plus grande partie des déportés avaient été emmenés de force vers l’Allemagne. Découverte que les Américains confirmeraient au fur et à mesure de leur avancée à l’Ouest, avancée rendue possible (on se répète !) par le sacrifice inouï des Russes, et ce, même si je déteste Staline. D’ailleurs, dans cette matière, je me fous de Staline : seuls les hommes et les femmes russes m’importent, qui sont morts pour que nous n’ayons pas besoin de certificat de « race pure » pour vivre. Et j’écris cela avec aucune sympathie particulière pour tout ce qui se déroulait derrière le Rideau de fer après-guerre.
Imaginez un peu : les Israéliens seraient « logiquement » interdits de commémorations parce qu’ils ne sont pas gentils avec les très gentils Palestiniens, lesquels ne leur veulent aucun mal, sinon les exterminer à la mode Rudolf Höss, principal commandant du camp d’Auschwitz et dont les mémoires inspirèrent le roman de Robert Merle : La Mort est mon métier.
https://ripostelaique.com/et-si-on-invitait-le-hamas-pour-les-80-ans-de-la-liberation-dauschwitz.html

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