Par Joie Des Mots
Gabriel Robin
Nahel. Un prénom qui restera. Comme Théo, Zyed et Bouna, ou Adama. Un prénom qui rimera avec émeutes, banlieues, rap, grosses cylindrées, feux d’artifice, Nanterre. Mais l’histoire de Nahel, désormais disparu, le dépasse. De son vivant, Nahel fut un adolescent emblématique de la dégradation constante de ces quartiers qu’on désigne pudiquement comme « populaires ». Avant même d’atteindre sa majorité, le Nanterrien avait déjà accumulé douze interpellations pour des délits divers, son nom étant rattaché à pas moins de quatre refus d’obtempérer… Son dernier refus d’obtempérer avant de décéder remontait d’ailleurs au… 24 juin. Déjà client de la justice, Nahel n’était pas une graine de criminel mais une jeune pousse vigoureuse, éventuellement prête à entrer de plain-pied dans l’âge adulte par les cases trafic de drogue et prison. Il est aujourd’hui le prétexte idéal pour un déchainement de violence aveugle. Ceux qui répandent cette violence n’ont souvent pas de pères pour les éduquer et il n’y a pas d’État pour les punir.
https://www.causeur.fr/c-est-la-belle-nuit-de-nahel-emeutes-riotporn-262569

Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog