Par Joie Des Mots

Il avait suffi de huit mètres pour me briser les côtes,
les vertèbres, le crâne.
J’étais tombé sur un tas d’os.
Je regretterais longtemps cette chute
parce que je disposais jusqu’alors d’une machine physique
qui m’autorisait à vivre en surchauffe.
Pour moi, une noble existence ressemblait aux écrans de contrôle des camions sibériens :
tous les voyants d’alerte sont au rouge mais la machine taille sa route !!!
Sylvain Tesson
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