La Moine, la Sanguèze et la Maine vendéenne étouffaient sous le poids des activités qui barraient leur cours. Depuis que l'eau
ruisselle, elles retrouvent vie, poissons et végétation. Depuis des siècles, la Sèvre nantaise et ses affluents ont, pour moult raisons, été barrés (activités de meunerie, tissage, agriculture,
loisirs). Et les milieux se sont appauvris. Les choses commencent à changer.
la Sanguèze, au lieu-dit la Motte, à Mouzillon, charmante commune cernée de vignes à muscadet. « Les retenues d'eau, on connaît ça dans le secteur depuis le XIe siècle », À
l'époque, elles faisaient tourner les aubes des moulins à farine.
Mais, au début des années 1980, ici comme en maints endroits, on a créé des étangs de loisir. Et barré. « Les sédiments ne circulaient
plus et le plan d'eau, qui s'était envasé, était pollué de cyanobactéries » L'ouverture d'un clapet à la Motte et l'aménagement de passes à poisson sur cinq autres barrages facilitent le flux. La
rivière reprend son lit d'origine.
« On voit maintenant remonter des vérons, gardons, brèmes et anguilles »
Saint-Hilaire-de-Loulay (Vendée), au bout d'un champ et de chemins creux. En pleine campagne, une imposante chaussée
barrait la Maine. Après concertation avec la population, un vannage puis une grande brèche ont été ouverts.
« Les sédiments ont dévalé. Et le poisson, cet indicateur de la bonne santé d'une rivière, est revenu »
Les lentilles d'eau disparues.
Un quartier résidentiel de Cholet, au bord de la chaussée de Grangeard. Ici, l'eau qui stagnait entre deux chaussées
était de mauvaise qualité, pas oxygénée, surtout pendant l'été, ce qui entraînait une prolifération d'algues. L'ouverture de deux vannages, à partir de 2006, a montré un début de restauration de
la santé de l'eau.
« L'eau va ruisseler et chanter à nouveau»
Gaspard NORRITO.
pour Ouest France (extraits)