Oh !
Petite tomate cerise,
Que tu es belle,
Pendue sur ton pied ;
En fleur attendant les rayons,
Calculateurs et brûlants,
Du soleil ;
En perle rougissante
Sous les accusations
Des petits-poids carottes du printemps ;
En fruit tant désiré des merles,
Ravageurs et criants.
Oh !
Petite tomate cerise,
Que je t’aime,
Toi ;
Ton jus effrayé,
Coulant sous ma langue ;
Ta chaire saignante entre les crocs
D’une ogresse affamée,
De viande rouge et végétale
Du jardin.