Aujourd’hui le constat est indéniable, nous avons bien un islam en France. Il est représenté à l’Assemblée nationale et dans la sphère politique par le LFI (La France Indigne), à Science Po ainsi que dans les universités et les lycées et, bien évidemment, dans tous les territoires perdus de la République (il serait trop long de tous les citer !). Le conflit israélo/Hamas oblige, même ceux qui en doutaient encore, de le constater à leur esprit défendant.
On aimerait entendre sur ce sujet davantage d’actualités depuis le 7 octobre, ce proche du président Macron, Hakim El Karoui, qui avait été chargé, lors du premier quinquennat, de construire l’islam DE France et de présenter au Président le projet fini clef en main.
L’ex-fondateur et président du Club du 21e siècle, au sein de l’Institut Montaigne, très proche du président de la République, devait donc préparer activement le passage de l’islam EN France vers celui de l’islam DE France.
À plusieurs reprises, dans son rapport, Hakim El Karoui affirmait que la communauté musulmane n’existait pas en France.
Question : comment parvenir à transformer un islam EN France en un islam DE France à l’intérieur d’une communauté musulmane qui n’existe pas ? (selon lui !). On peut se le demander… et le lui demander !
Il soulignait l’importance démographique de la catégorie des jeunes (de 15 à 25 ans), sa grande religiosité, son ressentiment profond à l’égard d’une société française qui ne lui donnait pas la place qu’elle méritait et, ce qui est bien plus grave, c’était la volonté d’un bon tiers de cette jeunesse (toujours selon lui) de partir vivre en terre d’islam et El Karoui met en cause l’absence de perspective de l’amélioration de leur condition sociale sous l’effet de discriminations et d’inégalités.
Ce qui ressort de son rapport, c’est qu’il considère que l’islam EN France se présente comme une attitude de rébellion davantage qu’une adhésion spirituelle.
Sans doute entend-il par rébellion qu’un grand nombre de ces jeunes se rassemblent cagoulés pour faire entendre leurs doléances en cassant, brûlant, détruisant et caillassant flics, pompiers, médecins, etc.