Par Joie Des Mots
Et maintenant laissez l'errante fantaisie
Vous porter à son gré par ses routes d'azur ;
Elle va vous guider loin, bien loin de la vie,
Vers un ciel toujours pur.
Pendant que vos regards poursuivront dans l'espace
De votre coringhi la bleuâtre vapeur,
Laissez son libre vol à votre âme où s'efface
Tout reflet de douleur.
Seul votre corps sommeille, et les ailes du rêve
Vous transportent gaiement vers des mondes nouveaux :
La vie est un combat et la sieste est la trêve,
L'idéal du repos....
Voyez dans vos yeux ces images rieuses
Qui viennent vous sourire et semblent vous parler.
N'avez-vous pas senti quelques boucles soyeuses
Sur votre front trembler ?
Entendez-vous ces voix qui, tout bas, à l'oreille,
Vous jettent en passant un murmure léger ?
Sur votre lèvre en feu quelle lèvre vermeille
A posé ce baiser ?
P. de Monforand (extrait)
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