Par Joie Des Mots
Arrivé assez tôt pour me rendre compte de la situation, je me suis retrouvé dans la cité Picasso où j’ai certes parlé avec des habitants paisibles et assez avenants, mais où, surtout, j’ai été interpellé à la fois par des choufs – guetteurs – qui se demandaient ce que moi et quelques autres cherchions ici, pour nous rediriger ensuite plus loin afin de ne pas déranger le business.
Puis, au premier lieu de rendez-vous de la Marche blanche, deux hommes sont venus nous voir pour nous interdire – fermement mais poliment, je le reconnais – de filmer et photographier les carcasses de voitures incendiées jonchant la rue en nombre. Autant vous dire que j’ai scrupuleusement obéi. C’est pourquoi je n’ai d’images qu’à partir du départ de la marche où, là, nous avons été autorisés à filmer, ainsi que les journalistes, venus du monde entier pour constater cet enfer. Les lois françaises ne prévalaient pas là-bas. Je note aussi que le quartier était très islamisé et ça parlait souvent plus arabe que français.
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