Par Joie Des Mots

Il n'existe qu'un chemin :
Celui de ta main légère ;
Comment trouver autrement
Le pays qui m'est si cher ?
Pour que je vogue sans heurt
Vers mon rivage là-bas,
Porte ta main vers mes lèvres
Et ne la retire pas.
Les doigts minces sont tremblants
Et le corps frêle s'anime -
Mon esquif glisse au-dessus
Des eaux, de leur calme abîme.
Ossip Mandelstam
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