Celui qui s'apprête à jouir ne veut pas penser et quand bien même le voudrait-il, il en est incapable : ses paupières sont calcinées par le soleil qui devant lui s'élève. Il est en train de devenir aveugle. Christian Bobin
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Je m'allongerai sous tes paupières. Lorsque tu les baisseras pour t'endormir, je lancerai de l'or dans ton sommeil. De l'or et des songes pareils à des nuages. Christian Bobin
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nos oreilles sont dépourvues de paupières pour apaiser l'éblouissement des sons ; peut-être par ce que les sons associés contiennent déjà en eux le rêve que l'on a les yeux fermés ?(en hommage à Gérard Grisey)Pierre Cressant
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Il reste toujours quelque chose des amours mortes ou perdues,un regard sur les prés,sur une fleur qui penche vers le soir,sur les montagnes qui émergent après les brumes du matin,il reste toujours sous nos paupières,des rêves inachevés,des souvenirs de...
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Les yeux des insomniaquesn’ont pas de paupières.Ils portent des pétales,transparents.Leur regard continueà autopsier les fleursjusque dans le milieu de la nuit.Chantal Dupuy-Dunier
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Ton nom – un oiseau dans la main, Ton nom – sur la langue un glaçon. Un seul mouvement de lèvres. Quatre lettres…. … Ton nom – le baiser sur les yeux, Sur le tendre froid des paupières. Ton nom – le baiser sur la neige. Gorgée d’eau bleue qui sourd, glaciale,...
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Un jour, quand je te perdrai,Pourras-tu dormir, sans qu’au-dessus de toije bruisse comme couronne de tilleuls ?Sans qu’ici je veille et dépose mots tout proches comme paupières,sur tes seins, sur tes membres, sur ta bouche.Sans que je te referme à cléet...
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Je baiserai d'un bout à l'autre les longues ailes noires de ta nuque, ô doux oiseau, colombe prise dont le cœur bondit sous ma main.Je prendrai ta bouche dans ma bouche comme un enfant prend le sein de sa mère. Frissonne !… car le baiser pénètre profondément...
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Elle est noyau figue pensée Elle est le plein soleil sous mes paupières closes Et la chaleur brillante dans mes mains tendues Elle est la fille noire et son sang fait la roue Dans la nuit d’un feu mûr. Paul Eluard
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Ah, sous les guirlandes, sur le sable de cette côte, sous cette lune, danser avec toi la valse des écumes en te serrant la taille et à l’ombre du ciel et de son navire baiser tes yeux sur tes paupières, réveillant la rosée qui dort dans le jardin phosphorescent...
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