ici la mer tambourine, fracasse, pour modeler toute la côte ; elle joue à choquer du galet jour et nuit pour orchestrer une rumeur lourde, persistante, provocante qui brise le silence de la terre, qui occulte le silence de la nuit ; percussions que l’on...
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Beau ciel de marbre bleu nervuré de blanc. Ça faisait longtemps, longtemps qu'il couvait sous le gris de la pluie , inlassable ; aucun incendie pour freiner son déluge. On oublie vite hier, alors on s'étonne de ce qui ressurgit à nouveau. Tellement divin...
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La lumière, voilée ou non, rendait la nature métallique jusque dans le moindre détail. Vibraient, comme mille départs d'instantanées douceurs, des éclats or, argent ou cuivre selon les traversées éparses de clarté miroir, dernier couronnement de l'été...
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dans son chemin vers le large, l’horizon a trébuché sur un filet de lumière, sur un caillou de verdure ; la ligne des grands arbres a tenu un discours de contradiction ; elle a infléchi les arguments de l’infini © Pierre Cressant Blog havre lumière
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Le monde est absurde et désordonné mais si je m'attache à regarder un brin d'herbe ou un nuage ; je reste férocement attaché au monde. jacques dor
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Elle voudrait leur dire comme la vie est rapide, ce n’est qu’une flèche, brûlante et fine, la vie est un seul rassemblement, furieux et miraculeux, on vit on aime et on perd ce qu’on aime, alors on aime à nouveau et c’est toujours la même personne que...
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Il faut beaucoup de bras pour serrer le monde, l'étreindre et lui communiquer un peu d'amour. À chacun de faire pousser les forêts de bras qui manquent à nos vies afin de remplacer les forêts du vide et de la haine. jacques dor
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On s'asseyait sur le bord, légèrement rejetés vers l'extérieur, même si la mer était agitée et tapait à l'avant. Nicola se mettait debout à l'arrière et dirigeait la barre du gouvernail de ses chevilles. C'était son métier, il avait le pied marin, pas...
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Quelque chose qui raconte le monde les yeux fermés. Comme un soleil fécond venu inonder de rouge les paupières. La chaleur des pensées pour alléger le cœur, flottaison silencieuse. Certains moments, au corps allongé dans l'herbe, parlent d'eux-mêmes de...
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Ne pas se lasser de ce terrestre ennui. Algue de la buée derrière la vitre des nuages, petits chatons noctambules des pensées. On peut toujours trouver dans les ombres, dans les pleurs, dans les abandons, l'adresse d'un soleil... Oui, en cherchant bien....
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