J’ai vu la mer Lâcher ses crinières, à l’aube Et dans l’ébauche de ton regard, Se bousculer les océans A se faire de grands bleus de fêtards Tout divaguant et dansant. Mokhtar El Amraoui
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Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales ; Vous hurlez comme l'orgue ; et dans nos cœurs maudits, Chambres d'éternel deuil où vibrent de vieux râles, Répondent les échos de vos De profundis. Je te hais, Océan ! tes bonds et tes tumultes, Mon...
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À tes yeux de surprise matinaleje veux m’étonner le premier À tes lèvres de verveineje veux boire encire ce rire ailé de gazelle À tes cheveux de poivre blondje veux renouveler ma soif À ton ventre de jeune pêcheje veux attendre l’été mûrissant Oreille...
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Tes longs yeux plus tremblants que les feuillages des peupliers de mon pays d'enfancePlus forts que la lumièrePlus doux que les eaux d'Arabie quand (par miracle) elles ruissellent dans la fraîcheurTes yeux verts, vidés dans l'amourLuc BérimontBlog carnet...
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Belle Loire, muse des poètes rêveurs, De ta longue chevelure vert amandine, S’écoule en songe argenté, ta langueur divine Qui va loin vers l’océan et ses profondeurs. Tes méandres cachent des tourbillons rageurs, Et tes bancs de sable doré, d’humeur taquine,...
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Partir En cocotte en papier Partir Dans le sleeping des prés Et dans tes bras Faire une escale Et dans tes yeux Me faire la malle Rien que nous deux Sans boussole et sans voile Avec toi pour étoile Léo Ferré
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Tu peux perdre le nord comme on dit tu peux perdre patience tu peux perdre ton temps perdre la mémoire et ses chemins aveugles Le sommeil peut glisser comme une truite dans tes mains Tu peux perdre ton sourire Mais ne perds pas ne perds jamais l’orange...
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En teintes folles, en demi-tons,dans la lumière qui resplendit,tes cheveux sont couleur de mielet tes yeux sont couleur de cieltes lèvres sont couleur de vieet sur ta peau d’un blond roussile soleil a fait un semisde mille jolies taches de son.Esther...
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Équilibrée par le bonheur La colline oubliait de verser dans l'automne Les arbres demeuraient vivants Un poids de sève et de fumée Répondait à la courbe heureuse de tes hanches Tes yeux de petite aube verte Attendaient la nuit des étangs Un monde juste...
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Sèche tes larmes dans ton cœur viergecoule un sang un peu plus amer enterre ce qui a étéreviens à tes couleurs clairesreviens à ta Renaissance l’ombre que tu croyais être l’amourle vent l’a déjà emportée.Luigi Carotenuto
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