Par Joie Des Mots

Au cours des chevauchées récentes, au Turkestan,
j'ai compris que c'est la bête qui commandait.
On imagine la mener,
elle imprime le tempo.
Elle bat la mesure du sabot sur le sol,
et la cadence des journées de voyage.
Dans la colonne,
hommes et bêtes ont chacun leur place,
mais pour tous, il n'y a qu'un seul rythme :
lent, régulier, inaltérable ... le rythme nomade.
Sylvain Tesson
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