Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20241210%2Fob_8f411a_compagnons-du-devoir.png)
Ces colocations qui n’en finissent pas dans des appartements cubiques, ces chaises Ikea sans passé qui n’ont pas d’histoire à raconter.
L'étudiant subit un temps ralenti.
L'existence traîne, elle tarde inutilement.
Le bac, cinq ans, sept ans d’études inutiles.
Ecrire sur des feuilles, attendre des cours, attendre des métros, des fêtes, des passages en caisse. Les déménagements. Tout est lent.
Le permis de conduire, quitter la maison des parents, habiter avec une compagne, puis avec une autre… Le premier enfant, l’achat de la maison, la promotion professionnelle, la maison secondaire. Tout cela toujours effroyablement lent, prévu, laborieux comme une coulée de boue.
Mais dans le même temps la société fonctionne sur un temps accéléré. Immigration, destruction, changement toujours, urbanisme affreux, éoliennes, hangars, genres, migrants, gouvernance, éducation, lotissements, religion, turnover, rachats et fusacs.
Tout s'éparpille de plus en plus, se transforme à n'en plus finir, de plus en plus peuplé, absurde, engorgé.
Lounès Darbois
Blog infanteriesauvage.Tumblr
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog