Si Boualem Sensal espère que la France, son président et son gouvernement, se mobiliseront pour tenter de le sauver du sort qui l’attend dans cette prison algérienne où sa vie est en danger, il se trompe lourdement.
La France, ses Présidents et ses gouvernements, ont toujours fait preuve de lâcheté quand il a fallu sauver des Français de la barbarie des nouveaux maîtres de l’Algérie et cela depuis qu’on leur a offert leur indépendance.
Quelques heures avant la signature des « Accords d’Evian » et en prévision des exactions qui pouvaient et qui allaient se produire, tout le monde en était conscient, avec l’arrivée des troupes de l’ALN et du FLN, le premier ministre, Michel Debré, ordonnait à tous les préfets d’Algérie : « Nos forces ne devront riposter que pour assurer leur propre défense ».
Donc la protection les civils français était officiellement exclus et les officiers ne pouvaient que s’excuser : « Nous sommes impuissants, nous n’y pouvons rien, nous avons reçu l’ordre de laisser faire. »