Par Joie Des Mots
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Il n’est pas ici question de savoir si Marine Le Pen doit être condamnée pénalement des faits reprochés, mais si cette condamnation doit la priver de représenter une partie du peuple à la prochaine élection présidentielle, contre l’extrême réserve du Conseil constitutionnel.
N’avons-nous pas porté sur les bancs de l’Assemblée nationale des individus fichés S pour leurs actes de violence, d’anciens dealers revendiqués, ou toléré des candidats visés pour apologie du terrorisme ?
Cette réalité est peut-être moralement regrettable mais conforme à l’esprit de la Constitution. Dès lors, il est évident qu’une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire aux plus hautes fonctions a un caractère disproportionné et censure la liberté de l’électeur.
Il est toujours utile de se remémorer la Constitution du 4 octobre 1958 et son esprit, laquelle prévoit que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par leur représentant ou par la voie du référendum ».
Le sens de cette disposition voulue par le général de Gaulle et Michel Debré consiste à affirmer que seul le peuple français décide librement et souverainement du destin de la nation.
https://www.causeur.fr/jugee-au-nom-du-peuple-vraiment-307169
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