Par Joie Des Mots
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La modestie ne fait pas partie des (nombreuses) qualités d’Emmanuel Macron. Quand le président reconnaît qu’un problème lui échappe, il faut donc le croire. En juillet, dans l’avion le ramenant du sommet du G7, il faisait cette confidence à Emmanuel Carrère : « Je n’ai jamais été un adolescent. Je n’aime pas les adolescents. Je ne les comprends pas. C’est ma femme qui les comprend[1]. » On peut trouver ce propos étonnant venant d’un homme qui a connu son épouse à 15 ans et qui, à en croire l’écrivain, aime arborer, voire malaxer, les biceps acquis lors des séances de musculation. Mais on ne lui jettera pas la pierre car c’est toute la France qui semble ne plus rien comprendre à sa jeunesse, en tout cas à cette jeunesse qui ne se fait plus entendre que par la violence et le désordre.
Des adolescents incapables d’endurer la moindre frustration ne conçoivent pas de sortir sans couteau – ou toute autre arme blanche comme la machette qui a tué le jeune Elias dans le 14e arrondissement à Paris. Les 3 000 jeunes qui se font pincer chaque année pour port d’une lame constituent une infime proportion de malchanceux.
Cet été, des bandes de jeunes hommes, souvent âgés de 14 ou 15 ans, ont été à l’origine de scènes de chaos jusque dans des bourgades de Suisse romande.
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