Par Joie Des Mots
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« Petit Bateau s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. » C’est ainsi que, sur son site, le groupe Rocher a annoncé « avoir retenu Regent comme repreneur », autrement dit être en passe de vendre à un fonds d’investissement américain cette marque française emblématique qui a habillé, du slip au ciré, de nombreuses générations.
La marque se portait pourtant bien…
Le groupe Rocher lâche du lest. Et, même si Jean-David Schwartz, le directeur général exécutif du Groupe Rocher, assure que « Regent donnera à la marque l’élan nécessaire pour soutenir ses ambitions, tout en préservant l’ancrage et l’identité qui font sa force », ce changement de pavillon a de quoi inquiéter. Que vont devenir les 2.400 salariés de la marque, son usine et son site logistique de Troyes (Aube) ? BV a posé la question à Petit Bateau, elle est restée sans réponse.
Pour l’heure, Michael Reinstein, président du fonds Regent, dit vouloir préserver ce qu’il juge être un « héritage » et promet de conserver « ce qui rend Petit Bateau irremplaçable : ses traditions artisanales, son esprit français et la confiance que les familles accordent à chaque vêtement ». Il n'empêche que la France perd encore l’un de ses fleurons, l’une de ses marques typiques. L'hémorragie se poursuit. Petit Bateau ne fait qu’allonger la longue liste des enseignes d’habillement emblématiques ayant changé de nationalité : Lacoste, Bonpoint, Aigle, Cacharel, Le Coq sportif, Du pareil au même, Chipie…
https://www.bvoltaire.fr/petit-bateau-une-enieme-marque-francaise-qui-se-fait-la-malle/
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