Par Joie Des Mots
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Après l’interdiction des crèches au nom de la laïcité, la transformation des vacances de Noël en vacances d’hiver pour le même motif, puis la chasse aux fêtes de village inspirées de la tradition catholique, c’est l’étape ultime du Grand Remplacement culturel : le détournement et l’appropriation par l’islam des fondements même de la civilisation chrétienne.
Qui, dans les jeunes générations qui se ruent sur les calendriers dans les rayons des supermarchés, connaît la signification de l’Avent ? Combien, d’ailleurs, savent seulement que Noël fête la naissance du Christ ?
Dans un temps où l’orthographe n’est qu’un mot compliqué à écrire, « l’Avent » n’est plus que « l’avant » et son calendrier une façon de s’offrir un petit (ou gros) cadeau quotidien dans le mois qui précède la grande bouffe et l’orgie des cadeaux.
L’Avent, mot issu du latin adventus (« venue », « avènement »), débute le quatrième dimanche avant Noël. C’est, pour les chrétiens, un temps de préparation où l’on est appelé « à la vigilance et au changement de vie », enseigne l’Église. C’est aussi l’ouverture de l’année liturgique. Dans ma petite enfance au sein d’une famille chrétienne, dans les lointaines décennies du siècle dernier, c’était un temps de menus sacrifices. À l’inverse du calendrier qu’on ouvre pour y prendre une friandise, notre mère confectionnait de petites étoiles en papier d’alu coloré qui venaient récompenser un geste, une action, une privation volontaire. Comme plus tard les bons points à l’école, elles marquaient, pour les petits que nous étions, l’effort sur soi-même. Au soir de Noël, l’Enfant Jésus prenait place dans la crèche au retour de la messe de minuit et les petites étoiles amassées durant l’Avent venaient apporter un peu de merveilleux dans le décor.
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