Par Joie Des Mots
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Mis en ligne il y a quelques jours, itiner-e.org est un véritable « Google Maps » des voies romaines, réalisé par une équipe d’archéologues sous la direction de Tom Brughmans, archéologue à l’université d’Aarhus (Danemark). Ils ont compilé les publications scientifiques, les bases de données épigraphiques, en particulier celles des bornes kilométriques, les cartes anciennes (parmi lesquelles la célèbre Table de Peutinger) et l’imagerie satellitaire.
Un travail de bénédictin qui restitue le réseau routier de la moitié du IIe siècle après J.-C. et double le kilométrage de voies romaines habituellement admis - avec quelques incertitudes aux marges de l’Empire. 300.000 kilomètres, donc, qu’il ne faut pas imaginer intégralement pavés comme les voies romaines des livres d’histoire. L’ingénierie complexe, donc coûteuse, était réservée aux grands segments, équivalents de nos autoroutes et filant autant que possible en ligne droite. Ils étaient financés par Rome.
Le réseau routier secondaire était financé par les autorités locales. Mais il ne saurait être dissocié des voies principales auxquelles il était lié. Sans être aussi poussé techniquement, il était plus qu’un simple chemin de terre : la voie était « généralement empierrée (par empilement de couches successives liées ou non au mortier) », avec une surface bombée envoyant l’eau dans les fossés latéraux. Surtout - gage de qualité -, ce réseau routier était régulièrement entretenu.
https://www.bvoltaire.fr/un-voyage-dans-le-temps-300-000-kilometres-de-voies-romaines-cartographiees/
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