Par Joie Des Mots
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Premier élément de rupture : la proximité de Nantes. Depuis plusieurs années, l’explosion des violences dans la métropole nantaise déborde progressivement vers le littoral atlantique. La presqu’île guérandaise, autrefois relativement préservée, est à son tour touchée par des phénomènes jusque-là cantonnés aux grandes agglomérations.
« Nous subissons les conséquences directes de l’explosion de la délinquance dans la métropole nantaise », constate Franck Louvrier. Les week-ends prolongés et les beaux jours voient converger vers les stations balnéaires des groupes venus de Nantes ou de Saint-Nazaire. La Baule n’est plus un sanctuaire, mais l’extension récréative d’un bassin urbain sous tension.
Le maire évoque également une évolution du profil des troubles : regroupements massifs, provocations envers les forces de l’ordre, violences gratuites et logique d’occupation de l’espace public. « Ce type de regroupements violents était inimaginable ici, il y a encore quelques années », souffle-t-il.
Deuxième facteur de bascule : l’évolution même de la ville. La Baule attire désormais bien au-delà de sa clientèle historique. Les liaisons ferroviaires rapides avec Nantes, l’explosion des locations saisonnières et la démocratisation des déplacements ont profondément transformé la sociologie estivale de la station.
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