Le chemin se détache de l'horizon. Il interroge les arbres fragiles, entend les racines qui méditent, ligne courbe où s'écrit la solitude. Tout disparaît : l'ode à la forêt, les pas questionneurs, les feuilles tremblantes, les animaux innocents. Ne reste...
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Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme, Le coeur gros de rancune et de désirs amers, Et nous allons, suivant le rythme de la lame, Berçant notre infini sur le fini des mers. Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent Pour partir,...
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C'était lors de mon premier arbre, J'avais beau le sentir en moi Il me surprit par tant de branches, Il était arbre mille fois. Moi qui suis tout ce que je forme Je ne me savais pas feuillu, Voilà que je donnais de l'ombre Et j'avais des oiseaux dessus....
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Les arbres, comme autant de vieillards rachitiques, Flanqués vers l'horizon sur les escarpements, Ainsi que des damnés sous le fouet des tourments, Tordent de désespoir leurs torses fantastiques. Tels de noires et grimaçantes statues, Brulés vifs dans...
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En découvrant cette image, je repense à un livre sur lequel j'ai dû faire mes premières armes de très jeune lectrice, il s'appelait Serpolette. C'était l'histoire d'une jeune fille , qui dans mon souvenir, est un peu ogresse. Elle est fille de noble,...
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Le paysage défile sur la vitre Et pourtant rien ne bouge Dans la chambre de verre Les yeux clos Je fais de grands voyages Un train fantôme Au loin m’entraîne La nuit brille De mille escarbilles E pericoloso sporgersi Dans le rêve je reste blotti
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Pour les épines Et les chardons bénis. Pour les cailloux Sous nos sabots roulant. Pour l'avoine à pleins seaux Et l'eau de la fontaine. Pour nos oreilles longues Emplies par le chant des oiseaux. Pour le maître gentil Oubliant le bâton. Pour les ânons...
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S' étend le souvenir du temps D' un long voyage sur un vélo d 'argent Comme celui d' étranges oiseaux blancs Dansant sur les étangs. J' entends dans le vent L' écho du pédalier grinçant Qui renvoie sous le ciel blanc Ce tandem disparu sous des sels d'...
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Iles Iles lles où l’on ne prendra jamais terre Iles où l’on ne descendra jamais Iles couvertes de végétations Iles tapies comme des jaguars Iles muettes Iles immobiles Iles inoubliables et sans nom Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais...
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Et je retourne encor frileux, au jet des bruines, Par le délabrement du parc d'octobre. Au bout De l'allée où se voit ce grand Jésus debout, Se massent des soupçons de chapelle en ruines. Je refoule, parmi viornes, vipérines, Rêveur, le sol d'antan où...
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