Pourquoi dois-je envoyer mes lettres d'amour dans un tronc d'arbre creux? Pourquoi mettre mes lèvres contre l'écorce de cet arbre et chuchoter votre nom ? Les araignées jettent leurs filets pour attraper le soleil , Après mon passage dans l'herbe sèche...
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Quand j’habitais Alger, je patientais toujours dans l’hiver parce que je savais qu’en une nuit, une seule nuit froide et pure de février, les amandiers de la vallée des Consuls se couvriraient de fleurs blanches. Je m’émerveillais de voir ensuite cette...
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Prenez du soleil Dans le creux des mains, Un peu de soleil Et partez au loin ! Partez dans le vent, Suivez votre rêve; Partez à l'instant, la jeunesse est brève ! Il est des chemins Inconnus des hommes, Il est des chemins Si aériens ! Ne regrettez pas...
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"Une touffe de perce neige qui s'acharne à pousser à travers une plaque de béton. Oui, des signes comme celui-là, la certitude d'être accompagnée d'un amour invisible, voilà ce qui doit me suffire. Les préambules à cet amour étant la capacité de reconnaître...
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Une petite estrade, l'orchestre s'installe dans les rires. Les danseurs arrivent, la foule se rassemble. Des voisins, des amis, des badauds, On fera connaissance pendant la nuit. Des tables sur treteaux, avec des nappes blanches, des jus de fruits, et...
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De ma bourse un peu pauvrette Dont l'ennui m'a fait fouillée Je me suis permis l'emplette D'un biniou de cornouillet Sur notre lande bretonne Oh les jolis airs qu'il sonnent Oh comme il endort au coeur La fatigue et les douleurs. Les douleurs sont des...
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O Rose, te voilà malade ! L'insecte invisible Qui vole dans la nuit Parmi la hurlante tempête A découvert ton lit De splendeur cramoisie ; Son amour obscur et secret Ronge ta vie. William Blake
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La nuque d'un lecteur debout au fond Son profil gauche Mâchoire serrée Concentration massive Il s'apprête à changer de siècle là, sous mes yeux Sans bruit J'ai toujours pensé que c'était le livre qui franchissait les siècles pour parvenir jusqu'à nous...
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La bougie La nuit parfois ravive une plante singulière dont la lueur décompose les chambres meublées en massifs d'ombres. Sa feuille d'or tient impassible au creux d'une colonnette d'albâtre par un pédoncule très noir. Les papillons miteux l'assaillent...
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Et dans le champ vermeil Où s'épuise la sève, Le lièvre blotti rêve D'un laurier sans pareil ; Et toujours en éveil Il renifle sans trêve Au soleil Qui se lève. Maurice Rollinat (extrait)
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