Nous dispersons les mots dans la confusion de la terre et d’un autre lieu qui nous les rend visibles Et nous, qui nous voit ? Tout ce qui prend silence Les feuilles, les branches, les pierres et les murs comme des mots sortant des mots, nous fixant sur...
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Funambule, le poète avance sur une corde en mesurant ses pas. Son existence tient à un fil: celui des lignes que sa main trace et qui dévident, page après page, l'écheveau de sa propre vie. Il danse à même les guirlandes ou les chaînes d'or qu'il a tendues...
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Au creux d’un coquillage Que vienne l’heure claire Je cueillerai la mer Et je te l’offrirai. Y dansera le ciel Que vienne l’heure belle. Y dansera le ciel Et un vol d’hirondelle Et un bout de nuage Confondant les images En l’aurore nouvelle Dans un reflet...
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Avant que les pluies d'automne ne viennent, Allons pique-niquer une dernière fois, Maintenant que les feuilles prennent des couleurs L' herbe est encore verte par endroits. Pain, fromage et raisins noirs Devraient suffire, Et une bouteille de vin rouge...
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Photo de Loris Viviano l'eau vive La rivière écoule avec lenteur ses eaux Elle murmure, sur la rive, aux racines les nouvelles de la source, sans un mot dans sa fuite, elle pleure de joie de sa gorge la nouvelle raisonne elle chantonne l'arrivée de l'autonne...
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Pour que le sang joyeux dompte l'esprit morose, Il faut, tout parfumé du sel des goëmons, Que le souffle atlantique emplisse tes poumons ; Arvor t'offre ses caps que la mer blanche arrose. L'ajonc fleurit et la bruyère est déjà rose. La terre des vieux...
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Une pie, deux pour la joie Trois pour une fille, Quatre pour un garçon Cinq pour l'argent, six pour l'or Sept pour un secret qui ne sera jamais dit
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Rongés par la rouille, les piliers de ferraille Dressent leurs carcasses dans un ciel embrumé Le silence des lieux vous remue les entrailles Même le vent se perd dans cette immensité Il y a quarante ans, elle vibrait cette usine Sans jamais s’arrêter...
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Entre tous mes tourments entre la mort et moi Entre mon désespoir et la raison de vivre Il y a l’injustice et ce malheur des hommes Que je ne peux admettre il y a ma colère Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne Il y a les maquis couleur du ciel...
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Il passe comme un paquebot dans l’herbe tremblante de pluie quand les araignées essuient leurs toiles car il fait beau J’ai toujours aimé l’escargot son pas frais luisant et sans bruit sa navigation dans la nuit le long des murs, vivant cargo on en retrouve...
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