Par Joie Des Mots
Le coup d'envoi a été donné hier soir. Mais au fait, d'où vient cette institution ?
Si le "Beaujolais nouveau" fête ses 62 ans, le vin primeur, que l'on boit quelques mois après la vendange, remonte à l'antiquité. Notamment pour des raisons de conservation, technique que l'on ne maîtrise vraiment que depuis le XVIIème siècle. C'est aussi le meilleur moyen de proposer le vin de l'année le plus tôt possible pour prendre un coup d'avance sur les concurrents.
Alors pourquoi le Beaujolais plus qu'un autre ? Déjà, son cépage très fruité (gamay noir à jus blanc) se prête bien au vin jeune. Et les débitants ont pris l'habitude (et les buveurs la biture ...) de commander ce vin prêt à boire. Aussi, les intellectuels parisiens, réfugiés à Lyon sous l'occupation le découvrent et en assurent la promotion.
Mais, en septembre 1951, l'administration fiscale décide de n'autoriser la vente des vins AOC qu'à partir du 15 décembre. Mobilisation générale dans le Beaujolais. Deux mois plus tard, les viticulteurs obtiennent d'être exemptés, ainsi que d'autes appellations (gaillac, muscadet ... yeap ...)
Pour la première fois, le vin primeur trouve une reconnaissance légale.

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