Par Joie Des Mots
On croyait que l’immigration était « une chance pour la France ». Que la diversité, c'était super ! On était convaincus que, sans les immigrés, les Français ne sauraient plus vivre, gérer leurs poubelles, se faire livrer des pizzas, nettoyer leur maison ou trouver dans les villes un shampooing ou une banane, tard le soir. On pensait que, comme le répète Valérie Hayer, le RN, Reconquête et même LR jouaient avec les peurs… Comme le constate un collectif d’associations, ces considérations ne paralysent guère le pouvoir qui mène, avant les Jeux olympiques, une opération à grande échelle de « nettoyage social », selon les mots de ces militants immigrationnistes, toujours avides de concepts.
12.500 « personnes » expulsées de Paris
S’il faut croire Le Revers de la médaille (comprendre : de la médaille olympique, bien sûr, subtil !), qui rassemble près d’une centaine d’associations parfois très à gauche, le pouvoir a donné un sérieux coup de balai. « Les abords des sites olympiques et paralympiques ont été systématiquement "nettoyés", le harcèlement des populations qui vivent ou travaillent dans l’espace public s’est développé et accru, un système de délocalisation de certaines d’entre elles a même vu le jour, à peine un an avant les JO de Paris », écrivent les rédacteurs. Le collectif ne parle pas de migrants mais de « personnes ». Selon Le Revers de la médaille, 12.500 « personnes », donc, ont été expulsées de Paris entre avril 2023 et mai 2024. Et « a minima » 1.800 « exilés » (comprendre : immigrés) ont été expulsés en un an. Le constat de ce « nettoyage » avant les Jeux olympiques est aussi fait par France Info, qui cite la préfecture de la région Île-de-France : « Dans le détail, 3.958 personnes ont été expulsées vers d'autres régions, l'année dernière, et 1.266 depuis le début de l'année 2024. »
Pour les militants immigrationnistes du Revers de la médaille, qui confondent parmi leurs « exilés » les immigrés légaux, illégaux, réfugiés, en attente de décision, les SDF, etc., il suffisait de dégager une petite partie du budget des JO à l’accueil des « pauvres » pour faire disparaître les effets d’une politique d’immigration délétère qui se dégrade depuis quarante ans. La politique facile et pas chère vue de l’extrême gauche. Le vertueux collectif note, pourtant, que « les dispositifs d'hébergement généralistes en Île-de-France représentent près de 96.650 places, dont la moitié en hôtel ». Insuffisant, l'État et le contribuable doivent faire plus.
https://www.bvoltaire.fr/edito-genie-du-macronisme-louer-limmigration-et-planquer-les-migrants/

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