Par Joie Des Mots
En 2021, en pleine crise du Covid 19, un analyste politique reconnu et incontesté affirmait : « Le président Macron est un homme seul qui devient une partie du problème politique français et non plus un élément de la solution. » Son propos témoignait déjà d’un comportement peu conforme avec celui communément attendu d’un président de la République car il ne cesse de diviser et de dresser les Français les uns contre les autres, de leur mentir, de radicaliser son discours à l’égard des voix discordantes, de provoquer, de défendre des intérêts contraires aux aspirations de la majorité du peuple français. Ce propos n’a rien perdu de sa pertinence, il faut bien l’admettre, au regard, d’une part de son bilan sur les plans économique, régalien, sociétal, européen, international, et d’autre part de sa conception de l’exercice du pouvoir qui plongent le pays dans la souffrance, la colère, la peur et la désespérance. L’échéance de ce second quinquennat reste politiquement encore éloignée et chacun peut légitimement émettre des craintes pour les trois années qui viennent en raison de la situation devenue plus que critique sur les plans intérieur et extérieur. C’est pourquoi les élections européennes du 9 juin 2024 doivent représenter un moment propice pour provoquer un point de rupture ou de bascule favorable à un sursaut nécessaire.
Ces élections doivent, en effet, mobiliser les citoyens pour que, nationalement, les Français réussissent, par leur vote, à imposer un renversement du rapport de force avec le président qui, à l’évidence, n’aime pas la France ni son peuple historique et conduit ce dernier, à marche forcée, là où il ne veut pas aller. Car quel président de la République française aurait osé faire, à l’étranger, des déclarations transpirant la haine de la France et la condamnant sans équivoque ? Comment comprendre qu’un président français (quelques mois avant son élection) accuse la France de crime contre l’humanité, lors d’un déplacement en Algérie, en occultant d’ailleurs les raisons du débarquement des troupes françaises à Alger en 1830 ? Comment oser affirmer lors de l’assemblée générale de l’ONU en 2018 : « Parce que je viens d’un pays qui a fait beaucoup d’erreurs, beaucoup de mauvaises choses » ? Imagine-t-on le général de Gaulle tenir de tels propos ? Ces déclarations impardonnables ont contribué et contribuent largement à provoquer gravement la perte d’influence et de crédibilité de notre pays et à alimenter la violence et la haine exercées sur les Français sur leur propre sol. Par ailleurs, sa conception autocratique de l’exercice du pouvoir le pousse à refuser de se plier aux réalités lorsqu’elles contrarient ses projets, l’empêchant ainsi de percevoir l’essentiel de sa fonction, à savoir la légitimité qui implique ou qui découle de la confiance accordée par le peuple et qui ne se décrète pas mais se mérite. Mais cette confiance n’existe pas aujourd’hui. Le président le sait mais il est prêt à forcer le destin quoi qu’il en coûte en se servant des institutions de façon immorale, voire en ne les respectant pas.
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