Par Joie Des Mots
Le papier d’Arménie est un papier parfumé à la résine de benjoin du Laos (Styrax benzoin). Il est généralement présenté sous la forme d'un carnet composé de
trente six lamelles prédécoupées, soit douze feuilles de trois divisions de papier sur lesquelles sont imprimés la marque, la mention triple et la signature de A. Ponsot.
À la fin du XIXe siècle, Auguste Ponsot découvre que les Arméniens font brûler du benjoin pour parfumer et désinfecter leurs
maisons. Auguste va « adopter » cette coutume en France avec Henri Rivier, pharmacien. Ce dernier dissout le benjoin dans de l'alcool à 90º, mélangé avec un support de papier buvard. L'« alchimie
» qu'a réalisée Henri Rivier va se révéler très lucrative : le papier d’Arménie est couronné de succès pendant l’exposition d’hygiène de 1888 et de 1889.
Il est produit à Montrouge, en France, depuis 1885. Sa formule reste inchangée depuis sa création.
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