Par Joie Des Mots
Cocorico, cet oiseau n'est pas français, mais
écossais, malgré son charmant surnom de fléau des vignes (mauvis, du latin malum vitis) car bien que nichant au pays de Nessie, elle vient déguster nos délicieux grains
de raisin mûrs à souhait.
C'est surtout en automne, dans les régions viticoles, qu'on croise ce volatile alcoolique. Gorgée de raisin et beurrée comme un petit Lu, imaginez-là titubant et faisant
des loopings au dessus des rangs des vignes ou tellement alourdie par son état d'ébriété qu'elle est à la merci de la main du chasseur-cueilleur, conduite honteuse que je vous dis
!
Il n'est pas étonnant que nos pères aient comparé cette grive à un homme alourdi par la boisson.
En revanche, culinairement parlant, les meilleures grives sont celles gorgées de raisins en automne. Il parait qu'elles ne se vident pas : on retire seulement , les plumes, les yeux et le
gésier en piquant dans le flanc avec une aiguille à brider pour être ensuite enveloppées dans une barde de lard.
Faute de grives on mange des merles, mais ceci est une autre histoire.
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