Et ainsi, le jour le plus court est venu, et l'année est morte, Et partout à travers les siècles du monde blanc de neige Les gens chantent, dansent, Pour chasser loin la tristesse. Les bougies sont allumées dans les arbres nus d'hiver; Ils en ont posées...
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Tout ce que vous voudrez, oui, monsieur, mais ce sont les mots qui chantent, les mots qui montent et qui descendent… Je me prosterne devant eux… Je les aime, je m’y colle, je les traque, je les mords, je les dilapide… J’aime tant les mots… Les mots inattendus…...
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Écoute mon désir, il est là, toujours, il m’emmène vers toi, hors de moi, hors de tout, hors du sang qui me fuit, me déserte et me brûle.Et même si je n’arrive pas, même si je n’arrive pas. Écoute, dans les ruines de mes os,dans les pierres de ma chair,...
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On peut s'attendre longtempsse rêver sans fins'embrasser sans la peause comprendre sans les yeuxMais un jour il y a le bout d'un quailes corps apparaissentles mots se sourientles mains s'attachent à décrireà montrer à vouloir à émouvoirOn ne s'attend...
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Une caresse sur votre joueDouceur d'une journée d'étéTango en milieu de matinéeVous embrasser, un rêve éveillé. Doigts entrelacésLes feuilles d'automne commencent à tombermarcher ensembleTous nos problèmes semblent si légers. Câlins sur le canapéLe feu...
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Une fleur reste ce qu’elle est, même privée de ses feuilles, même fanée ou brûlée par l’oeil rouge du soleil. Les souvenirs s’estompent mais ne disparaissent pas, ils vont et viennent comme ces langues d’écume qui s’échouent sur une plage avant de repartir...
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Savoir régner, savoir durer, savoir revivre. Il rejeta ses draps, il éclaira la chambre Il ouvrit les miroirs légers de sa jeunesse Et les longues allées qui l’avaient reconduit. Etre un enfant, être une plume à sa naissance Etre la source invariable...
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Assis sur un banc je fais face au fleuve et à la nuit qui tombe Peu à peu chaque chose regagne son ombre Tout au fond les pies agacent les peuplier Un rat musqué traverse le cours Trois cygnes passent défaisant l'horizon Un nuage d'étourneaux s'ébruite...
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La passante d’été Vois-tu venir sur le chemin la lente, l’heureuse, celle que l’on envie, la promeneuse ? Au tournant de la route il faudrait qu’elle soit saluée par de beaux messieurs d’autrefois. Sous son ombrelle, avec une grâce passive, elle exploite...
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L'écriture, comme l'amour, n'a de sens que si l'on accepte de perdre pied. De quitter le rivage. Quitter la terre ferme, s'enfoncer dans l'eau du fleuve, se laisser emporter. Bien sûr, il y a un risque à prendre : en amour, comme en écriture, on peut...
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