Le rire de ma mère, d’où qu’il s’élance, remplit aussitôt le monde entier, comme peut le faire le chant d’un oiseau qui d’un seul coup peuple la forêt, de la terre couverte de feuilles brunes au ciel maculé de gris-bleu. Christian Bobin
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Au fond, dans cette vie qui me semble souvent si pénible et compliquée, je n'ai, en fait, qu'un seul véritable problème : moi et mon hypersensibilité… V.H. Scorp
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Les hommes sont des paroles ; ils disent parfois de toutes petites choses, mais dans ces toutes petites choses, parfois, on entend un chant profond. jacques dor
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Le premier carnet que j'ai écrit pour toi avait une couverture bleu myosotis. Il contenait tous mes trésors : un peu d'encre sur un peu de neige et la feuille frissonnante d'un silence. Carnets et lettres se sont multipliés. Mon offrande au soleil ne...
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Il faut aimer : s'aimer soi-même, aimer les autres, un autre. Aimer les choses vivantes, implorantes : les animaux, les arbres, tous ceux qui pleurent de l'intérieur, en silence, sur l'état de ce monde absurde. Il faut aimer. Rien d'autre à faire ici...
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l'été qui s’honore à résister, l'automne, son revers et son néant, l'hiver où l'on se perd, l'été qui s'annonce et se pressent, printemps, sa flamboyance et son débordement, été de toute part ; où l’année n’est qu'une saison, cent fois l’été Pierre C...
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J'avais les yeux clos, je n'entendais plus rien. Je ne sentais plus que cette main paternelle. Je me suis fait assez petit pour qu'elle m'abrite tout entier, je me suis réfugié corps et âme en elle. Elle était devenue, cette main un peu lourde à la chair...
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Compter les gouttes de pluie sur la vitre. Une journée entière suffira-t-elle ? Allongés sur le dos en pleine nuit d'été, d'autres voudront compter les étoiles et d'autres les grains de beauté sur un dos nu. La vie entière peut-elle compter sur nous pour...
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le temps est un moteur dont nous sommes le carburant et la combustion, l’évanouissement permanent nécessaire à sa progression ; le temps qui nous dévore et nous consume sans autre considération que celle de devoir avancer toujours plus loin Pierre Cr...
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Les nuages en aubes blanches se rendent aux offices de la lumière....Les papillons qui bégaient, les abeilles chercheuses d'or et le vent qui comme un fou parle à tout le monde : mes maîtres sont devant moi, qui m'instruisent sans y penser. Le paradis...
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