Le désespoir a dû venir avec l'éclat de tes seize ans, avec l'intuition qu'il n'y a jamais de répondant à l'amour, que l'amour est comme ce livre d'Émilie Brontë : un fou qui court les montagnes et dort dans les genêts, une parole déchirée par le vent,...
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Bretagne, lumière vert et or qui se respire Vent frais comme un baume sur la falaise. L’air bleu d’embruns, en esquissant la mer, suggère à l’âme le possible infini de sa source. Tout apaise et console. Pas encore Dieu, mais un je-ne-sais-quoi de magique...
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Sur ma route, le temps irrévocable est mon temple où je repose chaque instant davantage, autel où je dépose l’ardeur d’un regard où je laisse se consumer une dernière lumière. De silence en silence, aux horizons irrésistibles, j'ai tant de mots à tenir....
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Ce que je tiens de mes parents, je le tiens de la contemplation du mouvement de leur vie. La plénitude silencieuse de mon père fumant une cigarette dans le retrait d’une cuisine m’a plus informé sur la vie que toutes morales sonores. Christian Bobin
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Je suis ici en parcours, en attente, en suspension, en déplacement, hors-jeu, hors-vie, provisoire, pratiquement absent, pour ainsi dire pas là.Bernard-Marie Koltes
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Rien que cette lumière que sèment tes mainsRien que cette flamme et tes yeuxCes champs cette moisson sur ta peauRien que cette chaleur de ta voixRien que cet incendieRien que toi P. Soupault
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La terre se couvre d'une nouvelle race d'hommes à la fois instruits et analphabètes,maîtrisant les ordinateurs et ne comprenant plus rien aux âmes,oubliant même ce qu'un tel mot a pu jadis désigner.Christian Bobin
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J’entrouvre, au matin, les volets sur l’été. Le soleil entre à demi-mot, se glisse parmi la pénombre – laissant dehors les feuilles balancer. Des rais de lumière s’entrecroisent au-dedans, décalquent au sol les rideaux, bientôt bâtissent le silence dont...
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Je voulais m’évanouir hors-du-temps, n’être plus qu’oubli, ombre du vent, murmure flottant dans un rêve... Je cherchais quelque chose de doux comme la mort au coeur du prestige d’être vivant ; je voulais n’avoir plus d’attaches. Ariya S.
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L'écriture quand je ne lui donne pas la main, je lui réserve toutes mes pensées, comme ce paysan qui au fond de son lit pense à ses bêtes, aux soins qu'il faudra leur donner au matin. Qui m'a appris à écrire ? Sans doute la voûte bleutée des hortensias,...
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