Cependant, avant de pouvoir agir en toute conscience, nous devons nous affranchir des logiques névrotiques : en cessant de considérer que « la vraie vie commence demain », plus tard, quand nous serons prêts, suffisamment confiants, minces, forts, que...
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anche de lumière en légère vibration sur le pavé, jour épanoui, simple et clair au prolongement de la rue étroite ; ici se joue l’éveil, ici se dessine un long corridor de clarté qui aboutit sur le désir de s’ouvrir à une nouvelle parcelle de vie Pierre...
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Quand nous sommes jeunes, nous croyons être la seule espèce qui vaille la peine d’être connue. Pourtant plus je connais les gens, plus j’aime les corbeaux. Louise Erdrich
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Voici l’horizon entaillépar tant de certitudesla mer fendue en son milieupar tant de rectitude et moi entre deux eaux entre deux sels semée sur des terres vieillies de doutes moi heureuse quand la brume cueille sur ma bouche le tremblement fragile de...
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le cheminement, l'autre voie, celle des hautes exigences, n'est ni le renoncement, ni l'infidélité, mais la résolution, d'où l'impression de grandeur et de sagesse à ses horizonsPierre Cressant
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Été : être pour quelques jours Été : être pour quelques jours le contemporain des roses ; respirer ce qui flotte autour de leurs âmes écloses. Faire de chacune qui se meurt une confidente, et survivre à cette soeur en d'autres roses absente. Rainer Maria...
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Ce qu’il t’en aura coûté de t’habituer à moi, à mon âme esseulée et sauvage, à mon nom que tous chassent. Tant de fois nous avons vu s’embraser l’étoile du Berger en nous baisant les yeux et sur nos têtes se détordre les crépuscules en éventail tournants.Pablo...
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ce matin, au loin, sur l’horizon, ce sont les quelques champs jaunes vifs qui semblent élever la lumière, le jour tout entier, aplats d’éclaircie parfaite, aplats de lever de jour brillant, parmi le vert sombre, froid et brumeux, posés là comme pour prier...
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J'aimerais qu'il existe des haltes-garderies pour les cerveaux, je sais bien, c'est idiot, mais je rêve, de temps à autre, de pouvoir, le matin, y déposer le mien, de l'y laisser toute la journée et de pouvoir le récupérer le soir, le corps reposé, régénéré,...
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Mais on finit toujours par s'inventer une manière de faire face à l'absence. Au début, on compte les jours puis les semaines, enfin les mois. Advient inévitablement le moment où l'on se résout à admettre que le décompte se fera en années; alors on commence...
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