depuis que l'eau est devenue courante dans nos maisons, on en a totalement oublié le rôle que jouait pour nos ancêtres les sources et les puits, et du même coup on a perdu en croyance, en parole et en poésie ; toutes ces sources qui avaient leur propre...
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Platero est petit, velu, doux, d'aspect si tendre que l'on dirait qu'il est tout en coton, qu'il n'a pas d'os. Seuls les miroirs de jais de ses yeux sont durs, pareils à deux scarabées de cristal noir. Quand je le laisse en liberté, il va dans le pré,...
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Il m’est évident que la simple existence de la locution courante “être dans les nuages” m’a empêché d’écrire ce que si justement pourtant m’eût décrit, moi et le changeant spectacle que j’ai le plus souvent et le plus agréablement contemplé, presque à...
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Mon amour sur un fil à peine m'équilibre, Sur les cordes de l'âme, rigides sur l'abîme, J'ai trop longtemps dansé, jonglant avec les mots. Plus triste qu'un apôtre du bon vieux temps, Sur les routes sans nombre de l'éternité Je suis un pèlerin qui colporte...
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comme une urbanisation de printemps superposée au tracé de la ville, ses rues peu à peu qui se signalent par touche de rose dans les arbres, de jaune dans les jardins, des voies nouvelles, renouvelées, la vue qui les avait oublié ; l'urbanisation de printemps...
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Je n’aime pas les manœuvres de séduction (…) Je n'aime pas qu'on me flatte. Depuis toujours, je sais que les compliments cachent souvent chez ceux qui les formulent, un désir de manipulation, de prédationJe n'aime pas qu'on essaie de m'apprivoiser. Je...
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Plaquée dans un halo d'humus Et de pluie blanche La bauge La maison Le ciel met ses draps La forêt garde un pied sur sa porte J'y reviens pour mon feu Mon lieu Dans le tournant des arbres. Luc Bérimont
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mesure du bocage, les notes de lumière qui semblent s'y ajouter, petites haies qui l'étreignent et la retiennent entre leurs lignes de verdures et parfois au milieu de ces jardins d'humilité qui s'improvisent, une tour de pierre signale leurs temps anciens...
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Chère épave d'amour ! Se peut-il qu'on oublie ! Oh ! ne laissez jamais le doux être adoré, Pleurant et souriant, dire : « Je reviendrai. » Ceux-là qui s'étaient joints, l'absence les délie. Petite lettre écrite avec mélancolie Un jour qu'elle était lasse...
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aveugle, je pénétrais dans la seconde partie de ma vie, ton regard qui ne portait plus, ton regard qui ne me guidait plus, aveugle je devais avancer dans le chemin des ombres, retrouver la lumière sous des regards nouveauxPierre Cressant
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