sont-ce les oiseaux ruisselant sur ta poitrine ta tête ouverte comme un livre fleurie de nénuphars sur ma cuisse j’entends les flamboyants manguiers de ta bouche ton regard soulève les continents jusqu’à mes lèvres ma pomme-cajou ta voix sans sommeil...
Lire la suite
Belle, oui, belle de cette beauté que donne à un visage de femme le grand air de la liberté, belle gaie, douce, attentive, distraite insouciante, fatiguée, légère insupportable, adorable, désordonnée, riante, désespérée, chantante, songeuse, désordonnée...
Lire la suite
et au bout du chemin ombré par les maisons, il y a ce jardin lumineux qui croît sur une terre qui à tout moment peut s’effondrer, le jardin au bout de la falaise ; aimé tout particulièrement l’oubli du danger des propriétaires jardiniers qui le cultivent...
Lire la suite
Être fidèle à ceux qui sont morts, ce n'est pas s'enfermer dans sa douleur. Il faut continuer de creuser son sillon : droit devant comme ils l'auraient fait eux-mêmes. Comme on l'aurait fait avec eux. Pour eux. Être fidèle à ceux qui sont morts, c'est...
Lire la suite
par définition les fleurs sont si belles qu'elles ne peuvent mourir sous notre regard, leur mort presque instantanée, presque invisible, et ne connaissent ainsi ni laideur, ni déchéance, ni flétrissement d'aucune sorte ; le mythe de leur beauté est inattaquable...
Lire la suite
Il n'est pas exemplaire. Son pull est élimé et sa barbe mal taillée. Il ne veut pas être admiré. Il a beaucoup souffert. Autant qu'un homme. Il a lu des livres et traversé des forêts. Battu le métal bleu des nuits d'exil. Il a bu et il a hurlé. Il a aidé...
Lire la suite
Un arbre en tombant fait plus de bruit qu'une forêt entière continuant à pousser. Quand commencerons-nous à faire attention au souffle d'un arbre qui pousse ? Joumana Haddad
Lire la suite
On est tous passés par là, les mains vides, le cœur lourdLe mal au ventre, le teint livide, les yeux rougis, la gorge nouéeOn est tous passés par là, moral à platSoleil éteint sans pouvoir remonter la penteÀ en souffrir jusqu'à haïr et dégueulerRose Noire,...
Lire la suite
l'enfant sur les genoux de sa mère, son berceau de chair, son berceau d’amour ; l'éducation commence par celle de la chair, celle du toucher, nous naissons et grandissons dans cet amour même, la part première de ce qui nous éduque, l'élan qui nous forme...
Lire la suite
Ouessant au loin voiles égrenées temps arrêté. Sur la falaise tu n'es qu'un point un petit rien de la matière un peu de glaise mêlé de braise. Ça fait du sang un chimère et dans ton erre tu t'interroges face au jusant devant Ouessant Jacques Ibanès
Lire la suite