Pas de fleurs dans la maison et dehors, je laisse la nature faire. La vraie, la seule force, c'est la douceur. Les fleurs sont violentes car elles gardent toujours un secrt. Prenez le liseron, cette petite trompette d'où ne sortira que le silence. Si...
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Parfois d’étranges figures naissent à l’instant du sommeil et disparaissent. Quand je ferme les yeux, des floraisons phosphorescentes apparaissent et se fanent et renaissent comme des feux d’artifice charnus. Des pays inconnus que je parcours en compagnie...
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elle approche ses mains de mon visage ses mains nues comme le vent. Elle cherche du doigt ma bouche mes paupières elle écrit sur mes lèvres son nom de sang. J’attends l’averse blonde, l’orage, l’embellie… Rien d’autre que ses main qui volent sous la lampe....
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Ma maison ... J'habite dans les forêts, une ancienne bergerie. J'aime les geais et leur voix d'avertissement, un peu éraillée. Ils ont une lourdeur de bombardier de la Seconde Guerre Mondiale. Par la fenêtre, je vois parfois un renard passer dans les...
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Les hirondelles Elles me donnent ma leçon de chaque jour.Elles pointillent l'air de petits cris.Elles tracent une raie droite, posent une virgule au bout, et, brusquement, vont à la ligne. Elles mettent entre folles parenthèses la maison où j'habite....
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Si tu veux faire de ta vie un maillon d'éternité et rester lucide jusque dans le cœur du délire, aime… Aime de toutes tes forces, aime comme si tu ne savais rien faire d'autre, aime à rendre jaloux les princes et les dieux… car c'est en l'amour que toute...
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Si le lit prenait feu, et nos yeux et nos mains, et nos mots en désordre. Si c'était la violence plus douce que le jasmin, ivre roulis d'eau crue sur la chute des corps et les pointes d'étoiles. Et si c'était l'acmé, puissantes plages défaites aux ressacs....
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Observez la pastèque, vos yeux se réjouissent de sa couleur, votre nez de son parfum discret, votre main caresse sa peau ferme et lisse, vous n’avez pas besoin de boire en même temps, car son eau est en elle, vous n’avez pas à la caler dans une assiette,...
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Les yeux de ma belle sont de pain tendre, et les miens de faim se meurent. Coplas Poèmes Andalous
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Soixante-six fois mes yeux ont contemplé les scènes changeantes de l’automne, J’ai assez parlé du clair de lune Ne me demandez plus rien, Mais prêtez l’oreille aux voix des pins et des cèdres quand le vent se tait. Ryo-Nan
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