Il fait quel temps dans tes bras ? Dans les miens, il fait, ton absence et quelques rêves glacés ! @M.K
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"Enfant, je savais donner ; j’ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu’aujourd’hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux ; chaque arbre était un objet de respect. J’admire...
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Aujourd'hui, les mots s'enlacent et se frottent à l'écriture, pour mieux s'unir. Étreintes des lettres qui se nouent à la phrase frémissante. Et ton initiale, inlassablement, telle une morsure à mes doigts tremblants, pour me rappeler que je suis vivante....
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La barmaid avait dix-huit ans Et moi qui suis vieux comm'l'hiver Au lieu d'me noyer dans un verre Je m'suis baladé dans l'printemps De ses yeux taillés en amande Ni gris, ni verts Ni gris, ni verts Comme à Ostende Et comm'partout Quand sur la ville Tombe...
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Je me sens à la fois ours et dentelière.J'écris à la main, sur un papier épais,avec des feutres gras.Je mets cette force au service des motsque je voudrais aussi légers que des araignées d'eau.L'écriture manuscrite est en train de s'éloigner du monde.Pourtant...
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Cette nuit, rêver de vivre A l'intérieur de la fleur, Participer à tout ce qui l'occupe, En savoir sur elle Autant qu'elle-même - Ou bien s'imaginer Que l'entourage Est le calice d'une fleur, et vivre La fleur que l'on est. Eugène Guillévic
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… L’arbre n’est point semence, puis tige, puis tronc flexible, puis bois mort. Il ne faut point le diviser pour le connaître. L’arbre, c’est cette puissance qui lentement épouse le ciel. Ainsi de toi, mon petit d’homme. Dieu te fait naître, te fait grandir,...
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Les ciels d'été sont tyranniques, c'est pendant l'été que j'ai vu disparaître des personnes que j'aimais. Le bleu d'été est sans nuance, implacable, il a quelque chose d'impardonnable. Je préfère les nuances. Les cieux de Bretagne sont magnifiques. Moi...
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Sur la table les fruits brûlent : poires, oranges, pommes pressentent l’intime blancheur des dents, le désir réprimé, le vin épais des voix anciennes ; la mélancolie brûle en inventant une autre ville, un autre pays, d’autres cieux où lancer les regards...
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Bleus de la profondeur, nous n'en finirons pas d'interroger votre mystère. L'illimité n'étant point à notre portée, il nous reste à creuser, ô bleus du ciel et de la mer, votre mystère, qui n'est autre que nos propres bleus à l'âme. François Cheng
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