Qu’importe si ton poignardOn me le cloue dans les reins ?J’ai mes poèmes qui sontPlus aigus que ton poignard ! Qu’importe si la douleurSèche les mers et les cieux ?Car le vers, doux réconfort,Naît ailé de la douleur.José Marti
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Les éclairs n’ont pas de forme définie, les éclairs fabriquent leur propre forme. Les éclairs durent ce que peuvent durer des yeux noyés dans l’eau d’un verre. Les éclairs de tes yeux sont ceux que je préfère, quand tu n’es pas présente et que tu feins...
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La poésie est dans la rue, dans le ruisseau, elle est tout à fait dénuée de hiérarchie, elle ne sait pas. Elle ne sait rien. Elle est le chant de notre ignorance. Elle ne connaît pas son homme, ni ses amours, ni ses idées politiques, ni ses ambitions...
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Quand le cœur tombe en cendres, il faut chercher de nouvelles forêts. Bander les yeux de sa mémoire un moment, s'inventer de nouveaux pas aveugles et sans larmes. Au creux tendre de cette demeure et sa foule d'ombrages féconds, poser à nouveau sa main...
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Le ciel, grand, plein de retenue splendide,une provision d’espace, un excès de monde.Et nous, trop loin pour nous laisser façonner,trop près pour nous en détourner. Là-bas une étoile tombe ! Et notre désir à la voir,d’un regard bouleversé, rivé à elle...
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De blanches épaules rebondies sur lesquelles j'aurais voulu pouvoir me rouler, des épaules légèrement rosées qui semblaient rougir comme si elles se trouvaient nues pour la première fois, de pudiques épaules qui avaient une âme, et dont la peau satinée...
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Elle avait la taille fine comme un ruisseauQue j'aimais remonterUn été sans fin sans faim se cachait dans mes mains.Et la sur ma peau il faisait beauQuand ses yeux mi-clos ont frôlé l'or de rienEt mon corps et mon âmeTout ce que je savais de moi s'est...
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Sois persuadée également que tout le monde, à un moment ou un autre de sa vie, a la peur au ventre. Nous voulons réussir dans ce que nous entreprenons. Par conviction, par orgueil, par passion, parce que nous n'avons rien d'autre pour nous consoler, et...
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Femme, le vent est doux entre tes dents, La mer s’approche et vit dans tes paupières. Femme, ton corps de nuage et de pierre Porte la vie et son arbre au-dedans, Et la nuit chante aux rameaux de tes veines : Signe de chair, à l’oubli de tes plages, A...
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La vie naît durement de la vie. Aller de l’autre côté auprès de ceux qu’on aime semble être l’affaire du corps et le corps se sait ici. Au-devant de lui les mains sont mangées par la lumière mais les pieds marchent toujours dans l’herbe usée. Ou peut-être...
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