Par Joie Des Mots
Par Yves Paccalet
Le GIEC vient de rendre son rapport. Angoissant, mais nullement surprenant pour les vieux écolos dans mon genre… Le GIEC, c’est le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat. Claude Allègre et quelques autres ont débiné ses études, sous les applaudissements d’un quarteron d’irresponsables économiques, politiques et médiatiques… À Stockholm, le GIEC en rajoute une couche. Il trace des perspectives pour la fin du XXIème siècle. Si l’on ose dire, le réchauffement qu’il annonce fait froid dans le dos.
Nous avons besoin d’énergie. Je laisse de côté le cas du nucléaire. Le pétrole se raréfie,
et nous croyons malin de le remplacer par du très lourd – du charbon, des schistes bitumineux, des sables asphaltiques ou des gaz ou huiles de schiste. Les hydrocarbures "non
conventionnels", voilà l’avenir, nous serinent les pétroliers, les financiers et Arnaud Montebourg. Nous paierons ces combustibles beaucoup plus cher que ne le prédisent ces "responsables" aux yeux de taupe. Je veux citer un seul chiffre : 400. 400 quoi ? 400 ppm… 400 parties par million de gaz carbonique dans l’atmosphère. Le CO² constitue le
principal gaz à effet de serre, fauteur de réchauffement climatique. Lorsque les scientifiques ont commencé à mesurer son abondance dans l’air, en 1957, ils trouvaient la valeur de 360 ppm. Avant
l’ère industrielle, on en était à 280. Nous avons dépassé les 400 cette année.
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