Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Pendant que des hommes mauvais délirent contre les loups, les lynx, les cormorans, les phoques, les renards, les blaireaux et même les hirondelles qui souillent leurs façades, la société perdure à aseptiser le milieu de vie aux noms du profit maximisé ou des peurs irrationnelles. Rien n’est épargné par la rage de tuer qui habite certains individus qui préparent un monde sans vie sauvage. Or, le loup, le lynx, le renard et la fouine méritent tout autant que le chien, le chat et le cheval un régime de protection justifié par ce seul fait que ce sont des êtres sensibles.
La loi pénale Française réprime les actes de cruauté à l’encontre des animaux domestiques, de compagnie ou tenus captifs. Très bien. Mais, le
coup de fusil contre un loup est-il moins cruel que celui contre un chien ? Les tortures infligées au blaireau par les déterreurs seraient-elles moins atroces que les mêmes actes perpétrés
contre un animal de compagnie ? Soumettre un cerf aux morsures des chiens, le poursuivre jusqu’à épuisement durant cinq heures, avant de le poignarder compte-t-il pour rien, alors que les
mêmes sévices dirigés contre un cheval expédieraient le tortionnaire devant le tribunal correctionnel ?
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