Par Joie Des Mots
Quand les enfants étaient petites, le dimanche, nous allions toujours prendre le café chez mes parents et nous embarquions la
mamie et les enfants pour la chasses aux fleurs de printemps. Nous avions nos endroits pour tout : pimevères, jonquilles simples et doubles ... Les primevères
, d'un jaune si tendre, c'était pour les replanter dans notre
jardin ... à cette époque-là, il n'y avait pas la protection pour la nature de maintenant et nous pensions qu'elle seraient aussi bien dans notre jardin que dans un fossé. Les jonquilles simples
c'était sur un joli côteau escarpé qui
dominait la Loire, tout près d'une ferme, un dimanche, épandage de lisier, l'horreur ... et les doubles c'était dans un champ de vigne. Et là, ça nous faisait mal au coeur parce que le paysan
n'en avait rien à faire de ces jolies fleurs qui vaudraient de l'or chez Jardiland maintenant, il charruait et il fallait voir dans quelle état les pauvres fleurs étaient. Nous avions vraiment
l'impression de leur rendre service en les cueillant ou en les arrachant pour les replanter dans notre jardin. Le plus drôle c'est que le chasseur de jonquilles ne donne pas ses coins, comme le
cueilleur de champignons lol
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