Par Joie Des Mots

Le pèlerin ne marche pas avec en permanence sur les lèvres
le sourire extatique du sadhou indien.
Il grimace, peine, jure, se plaint
et c'est sur ce fond de petites misères permanentes
qu'il accueille de temps en temps le plaisir,
d'autant plus apprécié qu'il est inattendu,
d'une vue splendide,
d'un moment d'émotion,
d'une rencontre fraternelle.
Jean Christopue Rufin
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