De la plagej'ai ramenéune petite fleur d'oranger turquoisenée des amours du soleil et de la pierre J'y retourneraichaque matinpour ramasser des galets que je peindraipour toi aux couleurs chaudes de l'été Je les déposerai sur le muret à l'ombredu feuillage...
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Chaque fois que ton cœur craque, tu prends ton dé, ta trousse et tes aiguilles : des mots encore avec des mots, bouts de bois, cabanes d'enfants, excès, accès de ciel, fièvres d'encre, une convoitise de bleu, sa mélancolie de jupes claires ; tu es l'ouvrier...
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Tu regardes en passant l'animal enchaîné Il part de son élanL'exil entre les haies Son œil sonde le ciel d'un regard étonnéLa tête contre la barrièreVers ce reflet de l'infini L'immensitéPrisonnier autant que toi-mêmeL'ennui ne te quittera pasMais je...
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Beaucoup de garçons t'apporteront des fleurs. Mais un jour, tu rencontreras celui qui saura quelle est ta fleur préférée, ta chanson préférée, ton bonbon préféré. Et même s'il est trop pauvre pour te les offrir, cela n'aura aucune importance parce qu'il...
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George Orwell était écrivain, penseur, mais aussi praticien du langage. Dans son roman «1984», il invente la «novlangue», un langage dont le but est l’anéantissement de la pensée, la destruction de l'individu devenu anonyme, l'asservissement du peuple....
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nous marchions sur le même chemin, absents l'un de l'autre, mon absence qui était devenue un être à part entière, qui fréquentait tous les jours ton absence qui venait hanter son domaine, ton absence elle qui n’avait pas de bras assez forts pour contenir...
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Mon vélo est blanc Ton vélo est rouge Je dors tout le temps Tout le temps tu bouges En roulant roulant De Nantes à Carouges Sur ton vélo blanc Sur mon vélo rouge En arrivant le soir Rouge et blanc Seront tout noirs Anne Sylvestre
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Tu peux perdre le nord comme on dit tu peux perdre patience tu peux perdre ton temps perdre la mémoire et ses chemins aveugles Le sommeil peut glisser comme une truite dans tes mains Tu peux perdre ton sourire Mais ne perds pas ne perds jamais l’orange...
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rupture soudaine du courant, une lumière infime de nuit éclaire alors à peine ton visage, celle des lampes successives du quai qui s'engage, ton visage qui devient icône du matin, l'espérance de ta jeunesse ainsi capturée, sculptée par l'inattendue et...
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Amourtu nourrissais le sein de la terre- et le mienla vie prenait forme dans ta bouche.Tu disais :la lune croît à ton cou dans un lait d’agate.À t’écouterun oiseau d’or habitait mes penséesje buvais son chant dans ta gorge.Amour nous avions le temps pour...
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