Peut-être, quand viendra la nuit Vais-je poser mes mains autour de ton visage ? Une lampe assourdie balancera le vent Qui montre des ravins d'octobre avec la pluie Tu t'approcheras, nue, entre les murs bâtis Mais je ne connaîtrais de toi que ton visage....
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Tu as toujours ce rire nécessaire Dont tu es à la fois La vague et la mer Miroir des gestes secrets de ton corps Ton rire de robe rouge Ton rire de pain de nuit Ton rire visible de plume d’eau Gabriel Lalonde
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Une lumièreCreuse là-bas des sillons tièdes et gris mouvantsQui portent des noyés semblablesAux ombres perdues sous ma terreL’eau balancée disaitOffre-moi ton corps à venirTon corps et j’emplirai toutes tes soifsFabienne Dion
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"Tu crois tenir dans ta main la télécommande universelle, or tu es le seul automate qu’elle actionne et ébranle. Ton mobile t’a cloué au sol, ta trace et ton trajet à jamais enregistrés. Tu peux danser, voler, tu laisses derrière toi une ornière de phacochère....
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A son ami Pierre parti avant lui ... « Pierre, nous avons connu et subi, tous les deux, trois ou quatre guerres infernales ; nous avons connu aussi les campagnes peuplées, le foirail aux veaux résonnant de patoiserie, puis le crépuscule brusque de la...
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Il y a deux sortes d’individus. Les uns vivent une existence diminuée, ils se sentent coupables de vivre, ils sont esclaves de la morale. Les autres osent vivre vraiment. Ils affirment la force vitale qui est en eux. Ils laissent parler leurs plus profonds...
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Cette impatienceelle est pour toila nuit, je t’enchaîne dans mes rêvesle jour, fièvre douce amère.Une pluie éparsefreine la marche par les ruesme courbe le dos.Pain et sardines à une heure tardiveles yeux rivés de nuit au falot de l’hôtelj’endure mieux...
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Je te quitte et m’en vais avec ta propre haleine ; Je suis la moiteur de ton corps qui s’évapore . Je te quitte et m’en vais avec sommeil et veille, et dans ton souvenir le plus clair je m’efface ... Gabriela Mistral
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Mes lèvres ne peuvent plus s'ouvrir que pour dire ton nom, baiser ta bouche, te devenir en te cherchant. Tu es au bout de chacun de mes mots, tu les emplis, les brûles, les vides. Te voici en eux.Alain Borne
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Un ami qui cesse de l'être ne l'a jamais étéLaisse-le partir, s'en aller, ne le retiens pas Il faut savoir accueillir ensuite laisser partirIl faut savoir laisser, se faire laisser, délaisser Garde les bons moments en mémoireFais-toi un bon café chaud...
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