Par Joie Des Mots
1848, l'esclavage est aboli. Il faut encore des bras pour nos colonies ? la métropole regorge d'opposants politiques et de
criminels de rues qui seraient plus utiles là-bas, sur les terres calédoniennes, à extraire le nickel, les fers aux pieds.
Quand la solution pénitentiaire rejoint les enjeux coloniaux, voilà ce que raconte le documentaire "les forçats du
Pacifique". Sur les 21.715 déportés en Nouvelle-Calédonie, les 4.586 communards n'y ont pas fait souche, mais les autres si. Dont beaucoup d'Algériens "forcés à devenir nous-mêmes des colons"
retrace un descendant de bagnard Kabyle au pays des Kanaks.
L'héritage de cette politique coloniale ? Témoins et historiens répondent : "la violence en Nouvelle-Calédonie" où
s'opposent des fils de forçats déracinés et des tribus spoliées de leur terre, formées à traquer les évadés.
Cet excellent travail documentaire est tiré d'une série qui décrypte les mécanismes de la colonisation en 5 volets
:
- l'esclavage,
- l'éducation,
- la religion,
- la répression,
- l'économie
Ce soir, sur France Ô à 22 h 50, la suite le 10 mai.
Quand on pense à cette colonisation, soi-disant pour enrichir la France, qui n'a enrichi que quelques familles et que nous
devons payer moralement ad-vitam eternam ...
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