... maman.Tu es jeune, d'un âge dont je ne me souviens plus. On dit que les mères n'ont pas d'âge. Enfant, je voyais en toi toutes tes années, la vie se déroulait en un jour, mourait avec le sommeil et renaissait au réveil. Au cours de la journée tous...
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Et tu sais qu'en dépit des souffrances, des déceptions et des drames qu'elle charrie, tu sais maintenant de toutes les fibres de ton corps combien passionnante est la vie. Charles Juliet
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à ces publicitaires qui, afin de nous fourguer une cafetière automatique, inventèrent ce slogan affreux : what else ? on a envie de répondre que, ce qu'il nous faut précisément, c'est tout le reste : ce qui n'est ni standardisé, ni automatique, ni monnayable...
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J'aime le "la" mineur en musique, le surplomb en escalade. De toute la mécanique de l'amour j'ai préféré les baisers, le premier, celui d'après, quelques autres non comptés. Erri de Luca
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Dites-moi où vous conduisent vos chemins. Ce qu'ils vous ont amené à découvrir. Dites-moi si une lueur commence à percer votre nuit, ou si vous marchez déjà sur un sol ferme, dans la clarté du jour. Quoi que ce soit que nous ayons à endurer ou subir,...
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Dans une station insulaire de la mer de Laptev, on a retrouvé les bottes de feutre d'un météorologue et on a conclu que les ours blancs ne digéraient pas la laine. Sylvain Tesson
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— Vous n’avez pas de livres ? — Chez nous, les histoires se racontent le soir et changent un peu chaque fois. La voix fait arriver les histoires. Et puis il y a les mains qui font voir, les gestes, les peurs, les rires. Erri de Luca
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Médecin, enseignant, écrivain. Selon toi, les trois plus belles professions qu'on puisse imaginer. Soigner les corps et les psychés. Former de jeunes esprits, leur apprendre à penser, les préparer à la vie. En écrivant, se délivrer de ses entraves, et...
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Les forêts se doraient, que le sorbier ponctuait de rouge. Les pommiers croulaient sous les fruits. Leurs contours japonisaient la rousseur des orées. Le vent arrachait des paillettes aux arbres des fossés. Elles tombaient en copeaux, motifs de Klimt....
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Je vois mieux maintenant le rapport que j'ai avec les mots. Ils m'ont toujours été précieux. J'avais un tel besoin d'eux que je leur ai d'emblée accordé ma confiance. Ils me venaient de mon inconscient et me paraissaient lointains, opaques. J'avais la...
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