L'amour de certaines mères est comme une corde passée au cou de l'enfant : au moindre mouvement de celui-ci vers la vie, le nœud coulant se resserre. Christian Bobin
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Extatiques et reconnaissants, sur les façades des temples de l’Inde, les visages tendres, enthousiastes, éperdus, fleurissent sur les estampes du Japon, au sommet d’un cou parfois délicatement brisé par le plaisir. Etiemble
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églises gothiques, comme des vaisseaux du temps élargi au milieu de la villeinstant aux voiles de pierre larges et flottantes ; le déployé est la figure d’un siècle, le vent qui s’y engouffre, celui de l’histoire que l’on vient chercher dans le travail...
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Eprouver à vingt ans l'extase de la chair souple,plonger dans le vide pour connaître le raccroc de deux mains aimantes. Enfin vieillir : le corps passe le relais à l'esprit qui devient à son tour infiniment souple, aventureux, embrasse l'air et la tombe,...
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Qu'est-ce qui m'attend encore si je vieillis ? Je soupçonne que ce sera formidable de vieillir. Tout sera dense, concentré, complètement doux et complètement amer. Sándor Márai
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mer d’été, vague-pétale, chant lumièreoù par résonance un cloître se pressentles sons ici s’emmêlent avec douceur comme ceux en creux d’un coquillage à l’oreille horizon d’un été sans fin replié dans la paume de la main Pierre Cressant
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Un secret, c'est comme de l'or. Ce qui est beau dans l'or, c'est que ça brille. Pour que ça brille, il ne faut pas le laisser dans une cachette, il faut le sortir dans le plein jour. Un secret, c'est pareil. Si on est seul à l'avoir, ce n'est rien. Il...
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quand l’autrefois s’appelait encore le maintenant (ou jamais) il y avait de la verdure qui contrastait avec le ciel il y avait de la solitude et des tas d’autres endroits où pleurer rire jouer boire n’était pas indécent Jean-Claude Pirotte
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le mur ancien permet au bourdon de trouver son logis pour l’été ; les anfractuosités nombreuses semblent être formées par le temps à cet effet ; aimé cette idée que l’œuvre humaine travaillée, remodelée, par l’œuvre du temps puisse offrir au final un...
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C’est la nuit que j’ai le plus envie de lui parler, quand l’éclat des lampes sur la fenêtre du salon me le rend invisible. Je sais qu’il est là, veillant dans le noir, et le savoir m’apaise comme à l’enfant perdu dans son sommeil, la voix des parents...
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