Quand la vie m’ébrèche au plus nu, De l’âpreté du monde je prends vacances.L’asile en moi me fait vivante,La solitude devient onguent. En tête à coeur avec moi même,Je retrouve l’ombilic des choses,Le silence amniotique apaisant, La paresse et les instants...
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dans un angle du ciel comme une frise d’hirondelles chantée par la lumière ; elles s’exercent à dessiner un départ ; elles s’essaient à vivre davantage dans la lumière ; la lumière qui les portera ; loin toujours plus loin ; juste au dessus le gris des...
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il n'y a pas de révolution, tout juste devrait on parler d'accident climatique des sociétés, car le climat des hommes, dans ses caractéristiques fondamentales, reste invariable depuis leur origine ; le ciel du monde retrouve toujours sa couleur initiale...
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Elle s'assied et met sa main sur sa poitrine et se balance. Pense à tout ce qu'elle a perdu et perdra. Tout ce qu'elle a eu et aura. Il lui semble que la vie est comme cueillir des baies dans un tablier troué. Pourquoi continuons-nous ? Parce que les...
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Puisque nous voyons ce qui nous attend…Depuis que je peux fermer les yeux et voir le passémais je ne vois pas l'avenir... Je ne peux que supposer, l'avenirdoit être quelque part derrière moi…me traque... me traque...Peregrine
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On se souvient d’un sourire.D’une robe ou d’une jupe.D’un soutien-gorge maladroitement dégrafé, de drapsqui collaient aux cheveux et du ravissement d’avoir goûtéles fruits — pêches, cerises, abricots — dont nos lèvres ontgardé le désir.Il est deux ou...
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un jardin de friche aussi comme un jardin contenant tous les désirs abandonnés, ceux qui nous ont vaincu et que l'on ose plus regarder, ceux que l'on met de côté pour toujours, et qui forment peut-être comme un ensemble de fleurs sauvages et interdites,...
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Il existe un langage bien plus ancien et plus profond que les mots. C'est le langage des corps, du corps sur le corps, du vent sur la neige, de la pluie sur les arbres, de la vague sur la pierre. C'est le langage du rêve, du geste, du symbole, de la mémoire....
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Au bord du toit Un nuage danseTrois gouttes d’eau pendent à la gouttièreTrois étoiles Des diamantsEt vos yeux brillants qui regardentLe soleil derrière la vitre MidiPierre Reverdy
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Je rends grâce aux oyats sur la dune que les pèlerins de l’été vont piétiner. A l’arbre sentinelle et à son ombre grêle sur le désert qui gagne. Aux herbes asphyxiées qui s’échinent dans le ghetto des fissures. Au rare bleuet survivant aux génocides des...
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